Regime estimativa simplificado mato grosso

Une restructuration qui provoque la cration de nouveaux ordres spcialiss, nouveaux secteurs, globaliss et peu hirarchiques. En leur sein, les Etats ne perdent pas de pouvoir vers le haut ou vers le bas, mais se transforment. Leurs gouvernements complemento de regimen frases se privatisent, en adaptant leurs intrts ceux dacteurs globaux, en particulier des milieux daffaires et financiers, et en crant les modles dordre et de rgulation ncessaires au fonctionnement dune conomie capitaliste dordre mondial.

Cest dans ce contexte international complexe et changeant, que les gouvernements locaux, articuls en rseau, devront promouvoir leurs intrts communs. Les rseaux de gouvernements locaux comme nouveaux acteurs internationaux La cration et lutilisation de rseaux, pour des fonctions multiples et complmentaires, constituent la caractristique de base de lvolution rcente de laction internationale des gouvernements locaux.

Comme dautres rseaux transnationaux, ceux qui regroupent les gouvernements locaux se caractrisent par leur caractre volontaire, leur adaptabilit, leur orientation aux objectifs, et pour la dimension plus ngative par leur volatilit et instabilit face au changement. Concrtement, les deux dernires dcennies ont vu natre, sans fondement lgal commun, des rseaux et associations de villes, institutions de droit priv du pays o ils se constituent, un facteur qui explique leur fort taux de prolifration, ainsi que le chevauchement, voire la concurrence entre eux.

Jordi Borja et Manuel Castells ont labor un schma, encore dactualit, qui nous permet de prsenter les fonctions de ces rseaux. Cest dire a structurer des systmes de lobbying face des tiers; b consolider des espaces territoriaux, conomiques, politiques, dmographiques de petite chelle qui permettent la mise en place dconomies dchelle et dagglomration, ainsi que le dveloppement dinfrastructures et technologies; c sinsrer dans le systme international pour accder et utiliser un volume croissant dinformations, changes dexpriences et technologies; d atteindre des fonctions de leadership; et e sinscrire dans des espaces daction de plus large porte.

Des fonctions que, en rfrence la typologie utilise dans diffrents travaux Weyand, ; plus rcemment Happaerts et al. A lexterne, le rseau assure la reprsentation, le lobbying, et la recherche de reconnaissance face aux institutions internationales. A linterne et il sagit dune dimension fondamentale pour comprendre le rle des associations dans les schmas de gouvernance multi-niveau le rseau promeut la coopration technique et lapprentissage de politiques publiques policy learning entre ses membres, facilite leur adaptation lenvironnement politique et normatif international, et ainsi, organise la participation responsable des autorits locales, avec leurs propres comptences, dans les systmes de la gouvernance globale Grasa y Snchez Cano, p.

Articles La littrature sur les rseaux transnationaux, ou transnational advocacy networks, est le principal outil analytique pour comprendre le phnomne darticulation de ces nouveaux acteurs dans les instances internationales. Certains travaux dautorit Finnemore y Sikkink, ; Keck y Sikkink,ont apport une lumire nouvelle sur lorganisation et la diffusion des agendas de certains dentre eux : ONG, nationales ou internationales; acteurs qui organisent le plaidoyer advocacy et la recherche; ou mouvements sociaux transnationaux, entre autres.

Le modle danalyse des rseaux transnationaux devra cependant saffiner pour incorporer le comportement, singulier et diffrenci, des rseaux de gouvernements locaux et rgionaux Salomn, En effet, nous pouvons constater en quoi les GL constituent un cas particulier parmi ses nouveaux acteurs, partir de certains traits distinctifs. En premier lieu, leur condition politique, souvent de nature dmocratique, qui donne leurs demandes une lgitimit suprieure celle des autres acteurs.

Deuximement, la recherche de reconnaissance prsente dans leurs actions de lobby: ils nessayent pas seulement dinfluencer les dcisions et les programmes, mais cherchent aussi obtenir une prsence institutionnelle et un impact dans la structure de lorganisation.

Troisimement, le potentiel caractre conflictuel de leur recherche de reprsentation directe: donner la parole aux reprsentants des collectivits territoriales implique daccepter, dune certaine manire, que la dlgation tatique ne reprsente pas de manire adquate les diffrents niveaux administratifs. Quatrimement, leur caractre d acteur mixte Hocking, ,7 capable dutili7 Hockingp.

Pour finir, le cinquime trait distinct est le caractre dadministration publique, avec des responsabilits et capacits formelles, quil conviendra dassocier en fonction du degr dautonomie de lautorit locale la conception et la mise en place territoriale de lagenda international. Ce dernier point la participation des niveaux territoriaux comme condition sine qua non pour une action internationale efficace se trouve au fondement dune nouvelle vision analytique, fonde sur la notion de gouvernance multi-niveau GMN.

Une vision qui va sappliquer ltude de lactivit de certains rseaux dautorits locales dans la rgulation environnementale globale, porte par deux chercheuses amricaines, Michele Betsill et Harriet Bulkeley.

Betsill et Bulkeley analysent la campagne Villes pour la Protection du Climat, une tude lance en par lassociation Gouvernements Locaux pour le Dveloppement Durable ICLEI pour llaboration dagendas 21 locaux et la mise en place dengagements volontaires de la part des gouvernements locaux en matire de lutte contre le changement climatique.

Les mmes auteures, dans une tude postrieureont observ que les approches classiques sur les nouveaux acteurs rseaux transnationaux ne sont pas adaptes pour les gouvernements locaux, tant donn leur caractre politico-administratif et lexistence dlments reliant local et global, comme lagenda 21 local. Leur conclusion est que les villes et rgions possdent un certain degr de capacit daction- agence ou agency- indpendante qui les transforme en partenaires incontournables de la mise en place des politiques et leur permet aussi de sorganiser pour, parfois, laisser.

Articles de ct ou dpasser lEtat. La GMN concide avec la tendance principale du fonctionnement de ces institutions: limportance accorde lefficacit et aux rsultats. De mme, un environnement de GMN facilite le dploiement de fonctions internes dans les rseaux de gouvernement locaux, comme la formation mutuelle, lorganisation de la participation dans lagenda international, et surtout, le dveloppement dengagements volontaires et la prsentation de rsultats.

Des fonctions trs proches des nouvelles tendances, avec les innovations institutionnelles transnationales, qui peuvent donner aux gouvernements locaux un rle plus autonome, et une place importante dans les schmas de gouvernance globale. Cependant, et comme nous le verrons par la suite, cet intrt a priori pour une analyse de GMN devra prendre en compte ce quimplique de transfrer un concept dvelopp pour lintgration europenne un contexte global.

La gouvernance multi-niveau et lagenda international: considrations et lments danalyse Selon les mots de Francesc Morata, la GMN prsuppose lexistence de beaucoup dacteurs interdpendants porteurs dintrts wrap minceur avis medical ressources divers et demande des capacits pour coordonner et grer une double interaction: verticale, entre niveaux de gouvernement, du local leuropen ; 8 Un autre groupe de chercheurs, de lUniversit Catholique de Louvain, applique galement et avec de bons rsultats la GMN dautres rseaux environnementaux, dans ce cas rgionaux Happaerts, Van Den Brande, y Bruyninckx, Concrtement, ils tudient lutilisation des rseaux face la mdiation de lEtat pour canaliser les intrts internationaux des rgions.

De ce point de vue, la GMN exprime linterdpendance et la complmentarit entre la sphre publique et les diffrents secteurs de la socit Morata, La GMN part dune perspective clairement europenne, et son application lanalyse de contextes internationaux doit se faire avec prudence et tenir compte de lintgrit du concept, comprenant la fois ses limites et spcificits.

Nous les listons ci-dessous en raison de leur intrt pour cette tude. En premier lieu, la GMN inclut dans lanalyse aussi bien les acteurs publics que privs, de manire gale, et uniquement en fonction de leur possibilit de contribuer au fonctionnement du secteur en question. En ce sens, elle accorde plus dimportance la capacit daction qu la lgitimit dmocratique. En second lieu, la GMN part du principe quil existe, dans chaque secteur des politiques de lUE, des chevauchements entre les attributions des diffrents niveaux politico-administratifs.

Ce chevauchement est invitable, tant donn que la cration de lUnion Europenne et le transfert dautorits vers ses institutions nont pas t suivis dune restructuration administrative interne dans chacun des Etats membres, et que leurs modles dorganisation territoriale nont pas convergs. Cest pourquoi la GMN examine les changes entre acteurs et administrations dans la mise en place des politiques communautaires, mais ne considre pas ncessaire de clarifier les comptences pour viter la superposition des attributions.

En troisime lieu, la GMN ne prend pas en compte le besoin de scurit juridique ou de protection dans les diffrentes attributions de comptences: elle sintresse aux tendances de coopration et conflit dans.

Articles le jeu multi-niveau mais ne prescrit pas de formules pour la sauvegarde des mandats lgaux face dautres administrations.

En quatrime lieu, le fonctionnement de la GMN est diffrent pour chaque secteur europen. La diversit normative entre les politiques de lUE qui vont de lobligation la simple bonne pratique configure, dans chaque cas, des cartes dacteurs, comptences et intrts diffrents. La GMN dpend donc du contexte, et ses tudes appliques devront se circonscrire un secteur politique spcifique. A partir de l, et concernant le sujet de notre tude sur gouvernement local et agenda international, deux points semblent importants.

Le premier est que la GMN nappuie pas, depuis une perspective thorico-programmatique, certaines des revendications habituelles du gouvernement local face aux institutions globales.

Elle ne favorise pas en soi la distinction entre les autorits locales et les acteurs de la socit civile. Pas plus que des logiques fdrales, rpartitions claires de comptences, proximit dans laction du gouvernement ou dcentralisation ; en ce sens, lagenda politique local a plus daffinits avec dautres courants thoriques, en particulier celui des relations intergouvernementales.

Second point, la GMN est un concept polmique, qui ouvre lanalyse des acteurs ncessaires au bon fonctionnement des politiques europennes, mais sans distinguer ceux qui affichent des responsabilits dmocratiques et ceux qui, par leur nature, ne peuvent le faire. Comme nous le rappelle Simona Piattonile schma multi-niveau est lun de ceux o les intrts privs sont prsents comme publics, mais qui oblige aussi les dfenseurs des intrts dmocratiques, gnraux, les prsenter et ngocier comme.

Pour rsumer : lapplication de lanalyse multi-niveau est en lien avec les tendances organisationnelles du systme international contemporain, et peut permettre didentifier des apports local-global pertinents. Mais la perspective de la GMN nest pas non plus neutre, et possde un certain poids programmatique en privilgiant lefficacit la responsabilit dmocratique.

Ce poids devra tre pris en compte dans tout usage de la GMN dans le discours politique, en particulier quand le gouvernement local et ses rseaux comme il arrive de plus en plus frquemment revendiquent une gouvernance multi-niveau devant les institutions internationales.

A partir de ces commentaires, qui conditionnent mais ne limitent pas la capacit dexplication de la GMN, nous exposerons notre propre modle danalyse. Nous nous proposons dtudier, sous un prisme multi-niveau, deux grands secteurs globaux : celui de la coopration au dveloppement, et celui des politiques environnementales et changement climatique.

Nous examinerons la participation des rseaux de gouvernements locaux en leurs seins, partir de trois grandes questions : a Quel est le rle des gouvernements concernant le bien public global? Existe-t-il des mcanismes de relation connus et tablis entre les deux niveaux? Et c Quelles sont, dans ce secteur, les fonctions principales des rseaux dautorits locales? Le systme global de coopration au dveloppement et les rseaux de gouvernements locaux Le systme de la coopration au dveloppement, bigarr et complexe, a t lobjet dattention prfr des rseaux de GL.

Comme dautres nouveaux acteurs, ces rseaux vont profiter des espaces ouverts par le processus de rvision et damliora. Articles tion du systme, principalement autour de deux scnes. Dune part, la rflexion sur les instruments lefficacit de laide officielle au dveloppement impulse par lOCDE travers diffrents Forums de Haut Niveau Rome, Paris, Accra et Busan en, et Dautre part, le travail sur les objectifs de dveloppement, avec un appui marqu sur les rsultats, qui a t au centre des efforts de lONU partir du Sommet du Millnaire et sa Dclaration.

Le rle des gouvernements locaux Les GL ont deux rles diffrents en matire de bien public global coopration et dveloppement selon quil sagisse de gouvernements de pays donateurs ou rcepteurs de laide officielle au dveloppement AOD. Dans le premier cas, on constate quon porte plus dattention leur participation lAOD globale, surtout partir dun rapport monographique, dj devenu relativement classique, que le CAD a ddi la Aid extended by local and state governments OCDE, De fait, plusieurs analyses labores au cours des dernires annes sur la coopration dcentralise depuis une perspective multilatrale partent du principe, que lon considre avr, mais quil est difficile de comptabiliser avec prcision: laugmentation des parts dAOD des gouvernements locaux des pays donateurs, qui a gnr un flux de ressources dont ont bnfici la fois les rcepteurs bilatraux et globaux Martnez y Sanahuja, Cependant, et malgr cette augmentation des flux qui a certainement pris une courbe ngative au cours des dernires annes, en particulier pour des donateurs comme lEspagne et lItalie les organismes multilatraux ne considrent pas la coop.

Le dbat sur lefficacit de laide au dveloppement est en ce sens rvlateur. La dclaration finale du dernier Forum de Haut Niveau Busan, a accord un espace trs limit aux autorits locales; elle ne fait pas rfrence la coopration dcentralise et limite le rle des municipalits comme celui des parlements la cration de liens entre les citoyens et les gouvernements pour assurer une appropriation vaste et dmocratique des programmes nationaux de dveloppement p.

En parallle, les instances multilatrales elles-mmes considrent que les GL du Sud, faisant partie des pays bnficiaires, doivent quant eux avoir un espace dans les dbats nationaux sur le dveloppement, et des fonctions importantes sur ses diffrents aspects dcentralisation, renforcement institutionnel, cration de capacits endognes, politiques dgalit.

Un rle ncessaire en rapport leur condition dautorits du territoire, entendu comme lespace physique o doit se produire le dveloppement, et o le politique doit ncessairement dialoguer avec le social et le gographique DeLoG, ; Mansuri y Rao, ; C. Le consensus sur limplication des acteurs locaux dans le dveloppement du Sud sest vu renforc partir de le Plan dAction dAccra accorde une nouvelle centralit aux demandes et la capacit de programmation et priorisation des pays rcepteurs Grasa y Snchez Cano,p.

Ainsi, les diffrences de rles entre GL du Nord et du Sud entranent une reconnaissance tout aussi diffrente, o lon concde aux premiers la condition dacteurs du d9 A linverse, la dclaration et les travaux en cours aujourdhui cherchent relier la notion dAOD avec lapparition de nouveaux agents et phnomnes coopration SudSud, initiatives prives et nouveaux donateurs, nouvelle gographie de la pauvret- dont limpact est considr trs important.

Articles veloppement et o lon nie aux seconds la condition dacteurs importants du systme de coopration : ce qui est avr pour le systme global comme pour le systme europen Le document dorientation politique de CGLU La coopration au dveloppement et les gouvernements locauxqui ddie ainsi une section analyser la reconnaissance formelle de la part de la communaut internationale concide avec cette interprtation.

Il conclut justement que les autorits locales ne sont pas considres comme des acteurs politiques avec qui dialoguer, mais comme des agents que les pays en dveloppement doivent relier leurs plans nationaux, et qui peuvent en tout cas tre forms pour cela. Mcanismes de lien local-global Les GL et leurs rseaux disposent de peu dinstruments pour participer rellement au sein des espaces de la gouvernance globale de la coopration au dveloppement.

Ils ne crent pas non plus de formats ou despaces qui lui permettent de prsenter et mettre en avant ses propres rsultats de dveloppement, et ainsi sa contribution au cadre dobjectifs global.

Ces restrictions sont en lien avec la fragmentation des rles des GL par rapport au bien public global, mais aussi avec la spcificit de la coopration municipale, dans le panorama global de lAOD mondiale.

Dj, enDesmet y Develtere signalaient la difficult objective pour la bonne insertion de la coopration municipale dans le cadre stratgique global, pour diffrentes raisons.

Selon les auteurs, les autorits locales a norienteraient pas suffisamment leurs politiques vers la lutte contre la pauvret ; b ne disposeraient pas de systmes de planification adapts pour crer des actions de qualit et bases sur les rsultats; c pourraient tre efficaces dans la cration de capacit institutionnelle locale, mais cet objectif demanderait des moyens et une permanence dans le temps dont ils ne peuvent disposer; d leurs apports lAOD seraient peu importants et volatiles; et e ils ne faciliteraient pas la coordination avec dautres donateurs, en particulier sur le terrain.

Des tudes postrieures et peer reviews examens par les pairs du CAD ont insist sur ces facteurs de perte defficacit et defficience, et daugmentation des cots de transaction, en consolidant une vision clairement critique ou sceptique vis vis de lAOD municipale. Les gouvernements locaux eux mmes ont cherch contrecarrer cette vision critique, en mettant en avant les apports positifs que la coopration municipale ralise en rapport avec les principes de lefficacit de laide: appropriation, adaptation, harmonisation, gestion par rsultats et transparence.

La coopration dcentralise prtend ainsi raffirmer ses avantages comparatifs par rapport lAOD classique : une meilleure connexion entre les socits donatrice et rceptrice ; une association ou partenariat horizontal entre les partenaires, pour un apprentissage mutuel; et une transparence proche et responsable.

Mais aussi une capacit daction effective pour le renforcement de la socit, la gouvernance et linstitutionnalit locales, par la canalisation des connaissances des gouvernements locaux en la matire CGLU, Cette tentative a obtenu un succs limit, gal la faible reconnaissance de lAOD municipale Busan.

La fragmentation relle du rle des gouvernements locaux et le dsaccord sur lefficacit de lAOD expliquent labsence de mcanismes formels de liens entre local et global. Articles mais aussi le dbat constant sur la coopration dcentralise elle-mme. Cette notion est lobjet de tensions considrables.

Dune part, les organismes internationaux, mme sils ne partagent pas une dfinition unique du terme, lutilisent en gnral pour faire rfrence lAOD qui nest pas directement canalise par les excutifs centraux. Un appui qui peut tre dirig vers diffrents agents de dveloppement, gnralement territoriaux: socit civile, ONG, tissu entrepreneurial, et gouvernement local, entre autres Matovu et Nardi, Dautre part, les GL et leurs rseaux vont lutter pour lui donner leur propre sens: la coopration dcentralise se rclame politiquement du gouvernement local, qui affirme par l son caractre dacteur principal et diffrent des autres, non tatiques.

Une entreprise qui nest pas des plus simples, puisque le gouvernement local non plus na pas une dfinition univoque de la coopration dcentralise Fonctions des rseaux Lunivers de la coopration au dveloppement ne facilite pas une participation des gouvernements locaux en terme de gouvernance multi-niveau, car il lui manque deux lments ncessaires : la reconnaissance de limportance de leur apport, et lexistence de mcanismes de liens. Les rseaux vont prioriser une srie de fonctions qui permettent de compenser ces manques, avec un accent comprhensible sur le plan extrieur.

Vers lextrieur, les rseaux organisent le po11 La difficult redfinir ce concept dans le cadre global a suscit des questionnements chez les gouvernements locaux visage glasgow botox 4d labandon de ce terme ou la restriction de son contenu.

En ce sens, le questionnaire que CGLU a distribu ses partenaires pour construire son Document dorientation politique en matire de coopration au dveloppement affirmait que en ce moment, CGLU en possde pas une dfinition unique ou consensuelle sur ce que certains appellent coopration dcentralise, dautres coopration municipale internationale, ou coopration de ville ville etctera.

Le document voquait mme la possibilit de mettre en avant le travail de plaidoyer international sur des partenariats locaux et rgionaux pour le dveloppement CGLU, En ce qui concerne le premier point, les rseaux, CGLU en tte, font un grand effort de prsence et reprsentation. La prsence institutionnelle saccompagne dun discours lgitimant la coopration municipale au dveloppement et la coopration dcentralise, qui met en valeur leurs possibilits et spcificits.

Le second objectif, la cration de mcanismes de liens, est lobjet dautant dattention. Conscients de labsence dinstruments qui associent les tches du gouvernement local aux objectifs globaux de dveloppement, les rseaux de gouvernements locaux ont travaill sur les deux fronts. Le premier, la territorialisation du cadre de rsultats, est un travail qui a port ses fruits.

Les efforts conjoints de diffrents rseaux territoriaux et environnementaux ont permis dinscrire dans la proposition actuelle dODD un objectif urbain le numro 1 qui fait explicitement rfrence la cration de villes ouvertes tous, sres, rsilientes et soutenables Le second concerne la territorialisation de la mise en place et de lvaluation des rsultats. Cest ici quapparat la question de la localisation du dveloppement, ses exigences et implications Bartlett, Cabannes y Satterthwaite, Articles suivi et lvaluation de la dimension territoriale du cadre de rsultats ou en partie et montrer limportance de la participation et du renforcement du gouvernement local, en argumentant en particulier limportance de son rle doutil des objectifs de dveloppement Global Taskforce, ; Lucci, En interne, les rseaux, et particulirement CGLU, assurent une fonction de direction importante pour la comprhension et lorientation de la grande varit de leurs membres dans le systme de lAOD.

Il sagit ici de faire de lien entre lactivit quotidienne des autorits locales et lagenda, la rflexion et le dbat internationaux du dveloppement. Une direction qui se dploie sur deux plans. Dune part, CGLU se propose darticuler la participation de lensemble des acteurs du dveloppement territorial dans les dbats mondiaux ; pour cela, il a lanc en un groupe de travail global pour alimenter sa position dans le Groupe de Haut Niveau de lONU.

Une seconde dimension de cette fonction interne de direction est la cration de positionnements et llaboration de dclarations et documents dorientation, par la consultation de ses membres. Ces positionnements tendront nanmoins maintenir un degr dengagement politique modr, tant donn que CGLU doit maintenir des quilibres internes complexes.

Un rseau de rseaux, de caractre global en termes territoriaux et sectorielsqui regroupe diffrents types de membres : villes individuelles, fdrations nationales et rgionales continentaleset mme des rseaux thmatiques et spcialiss. Politiques environnementales et changement climatique Nous voquons maintenant une institution trs diffrente, dont la cration est plus rcente.

La Confrence de lONU sur lEnvironnement et le Dveloppement ou Sommet de la Terre Ro, marque lentre des questions environnementales dans la politique mondiale, au plus haut niveau. Dune part, le Sommet de la Terre dote les questions environnementales dun cadre de rsultats propre et spcifique: lAgenda 21, un programme daction volontaire qui envisage, comme nous le verrons, lentre en action du gouvernement local. Dautre part, partir de Rio, les politiques environnementales devront aussi tre transversales aux autres agendas internationaux.

Des problmatiques comme le dveloppement, la scurit, lurbanisation, la population ou lnergie ne pourront plus tre abordes sans prendre en compte leurs dimensions et impacts environnementaux.

Le rle des gouvernements locaux A Rio dj, une ide partage par lensemble de la communaut internationale est rendue explicite: les villes sont, sans quivoque et sans distinction entre Nord et Sud, le lieu du problme et de ses solutions. Les noyaux urbains sont le moteur de lconomie globale, ainsi que des grands consommateurs dnergie et la plus grande source de gaz effets de serre GES. Dans chaque pays, les villes sont responsables de la majorit de la production nationale, de linnovation et de lemploi.

Pour ces raisons, et en particulier pour des pays qui vivent des processus durbanisation acclre, la voie vers un modle de dveloppement respectueux de lenvironnement ouvre dnormes opportunits pour une action efficace et rentable Cofree-Morlot et al, ; voir aussi Cette reconnaissance internationale renforce le rle politique du niveau global et raffirme la responsabilit gnrale des. Articles autorits locales assurer que leurs villes et communes adoptent des mesures de politique environnementale.

La dimension internationale sera encore une fois fondamentale pour lexercice pratique de cette responsabilit. Les accords et mcanismes institutionnels internationaux, indpendants du contexte politique et normatif national, vont dterminer laction du gouvernement local.

Celui-ci prend en compte et interprte ces instruments comme la Convention sur la Biodiversit, la Convention sur le Changement Climatique, ou lAgenda 21 lui mme, tous crs Rio pour orienter ses propres politiques publiques.

En plus des actions directes amlioration de lefficience nergtique dans les rues, btiments, et systmes de transport municipaux les gouvernements municipaux impulsent une lgislation spcifique ordonnances municipales en terme de consommation et environnement ; des mesures dincitation fiscale aussi ngatives: pnalisation de la consommation excessive deau ; ou des campagnes dinformation publique Borrs, Mais toutes les connexions des villes avec les orientations globales des politiques environnementales ne sont pas de leurs propres initiatives.

Il existe aussi de bonnes pratiques de mdiation, de la part du niveau national, entre le local et le global. Il sagit dun organisme interministriel ddi aux questions environnementales et qui a cr le Bilan Carbone, un systme de comptabilisation des missions par les usagers municipaux et les entreprises Mcanismes de lien local-global Linnovation principale de lAgenda 21, de notre point de vue, est dinclure un chapitre spcifique le chapitre 28 ddi aux activits des autorits locales.

Pour Maurice Strong, prsident de la Confrence, il sagira dun programme prometteur et important parmi ceux qui voient le jour Rio, des centaines dautorits locales, somatoline cosmetic anti cellulite avant apres le monde entier, laborent et excutent dj leur Agenda 21 local ICLEI, Le chapitre contient quatre objectifs concrets: lhorizonla majorit des autorits locales de chaque pays devraient avoir mis en place un processus de consultation avec leurs populations respectives et atteint un consensus sur leur Agenda 21 local lhorizonla communaut internationale devrait avoir entam un processus de consultations pour augmenter la coopration entre autorits locales lhorizonles reprsentants des associations municipales et autres autorits locales devraient avoir augment les niveaux de coopration et coordination, dans la perspective daugmenter lchange dinformations et dexpriences entre autorits locales Les autorits locales de chaque pays devraient tre encourages excuter et coordonner des programmes pour que les femmes et les jeunes soient reprsents dans les processus de dcision, planification et excution.

Nous les citons intgralement car il sagit de la tche la plus concrte et dtermine jamais reue par les gouvernements locaux et leurs associations, concernant un objectif de porte mondiale. Ce mcanisme de lien entre le niveau global et le local offre aux gouvernements locaux un espace prcieux, quils vont occuper de faon dcisive avec des formules et initiatives propres, bottom-up, dengagement. Articles autorgulation et responsabilit. La liste de ces initiatives est longue: nous en slectionnerons certaines qui nous paraissent particulirement reprsentatives.

La campagne, dj cite, villes pour la protection du climat CCP qui a associe plus de communes du monde entier dans un effort commun de rduction des GES, et a inspir dautres initiatives comme celles des Maires pour la protection du climat, aux Etats-Unis et en Europe, est un clair exemple.

Pour Betsill y Bulkeleyp. Se faisant, elle a assum des fonctions habituellement associes au gouvernement national, comme marquer des limites dmissions de GES pour les municipalits qui font partie de linitiative, ou laborer des formules de suivi et responsabilit.

Un autre exemple dautorgulation dans ce cas au niveau europen est la Charte dAalborg, un cadre de dveloppement durable au niveau local. A partir de cette initiative, qui a servi dinterface entre lUE et le mouvement local pour le dveloppement durable, des changes dexpriences se sont dvelopps entre les municipalits, ainsi quun recensement systmatique des informations sur les activits mises en place au niveau local. Pour finir, prcisons que toute participation du gouvernement local dans le schma multi-niveau na pas ncessairement lieu travers les rseaux.

Les villes peuvent tre directement associes aux mcanismes internationaux existants, comme le commerce de droits dmission de GES Sippel y Michaelowa, Une activit en dveloppement, qui permet plusieurs villes par exemple de Chine ou dInde, avec le.

Fonctions des rseaux A travers les politiques globales de dveloppement durable et changement climatique, les gouvernements locaux voient reconnatre leur capacit contribuer aux objectifs communs, et disposent de mcanismes de lien qui orientent et facilitent ces apports. Cest pourquoi il sagit dun milieu qui permet aux gouvernements locaux de participer de manire multi-niveau.

Faciliter cette participation multi-niveau est au cur de laction et des fonctions des rseaux de gouvernements locaux, sur les plans externe et interne. Vers lextrieur, les rseaux assurent un dialogue unifi avec les institutions de la gouvernance globale des politiques environnementales.

En ce sens, ils organisent le suivi de lagenda international, la reprsentation, et dploient des actions de plaidoyer bases sur les rsultats obtenus par les gouvernements locaux, en rapport avec le cadre global. De plus, les rseaux fournissent linstitution des informations techniques, et appuient leurs demandes et positions sur de solides rapports, analyses et tudes scientifiques. En interne, comme nous lavons vu, les rseaux fournissent une assistance technique directe aux gouvernements locaux partenaires; une assistance qui appuiera leurs politiques publiques et leurs actions directes, mais aussi linternationalisation de ladministration locale pour quelle participe au sein des instances multilatrales et espaces internationaux.

Les rseaux facilitent aussi la coopration bilatrale entre villes associes, et par ce biais, lapprentissage de politiques, lchange dexpriences, lidentification et la diffusion de bonnes et mauvaises pratiques, et plus gnralement le dveloppement. Articles doutils et mthodologies utiles aux stratgies locales de politique environnementale et de lutte contre le changement climatique.

Les rseaux de gouvernement locaux pour les politiques environnementales impulsent aussi directement le dveloppement de normes, standards et formes de comptabilisation et transparence propres, en organisant la collaboration avec la communaut scientifique pour llaboration dtudes, rapports, et documents de positionnement.

Conclusions Nous avons pu constater en quoi lanalyse multi-niveau donne des rsultats diffrents en fonction du domaine tudi. Les politiques environnementales forment un systme de gouvernance o le gouvernement local opre effectivement avec les diffrents niveaux de gouvernement au niveau global. Dans ce cas, la perspective multiniveau permet didentifier des modalits dchange entre les diffrents acteurs qui interviennent dans le systme, et de rendre compte de leurs contributions aux objectifs communs.

En parallle, la coopration au dveloppement ne constitue pas un milieu de gouvernance multi-niveau au sein duquel le gouvernement local peut participer. Dans ce cas, lanalyse est moins rvlatrice des changes et rsultats obtenus, mais elle montre un fait important: leffort des gouvernements locaux et de leurs rseaux pour obtenir une reconnaissance et construire des mcanismes de lien adapts leurs capacits est aussi une tentative de transformation de la coopration au dveloppement comme.

Notre analyse rvle deux tendances fortes. En premier lieu, la difficult des gouvernements locaux construire des espaces bass sur les relations intergouvernementales classiques reconnaissance formelle, respect de la comptence attribue, diplomatie dlgue au sein des institutions globales. En second lieu, la ncessit dadopter des stratgies de participation et de plaidoyer diffrentes et spcifiques pour chaque secteur en fonction de comment le pouvoir et la capacit y sont distribus, des formes de gouvernance multi-niveau spcifiques vont se mettre en place, avec des modalits dchange et de coopration et conflits diffrentes.

Nous confirmons donc notre premire impression, selon laquelle il existe un lien entre lorientation actuelle des institutions globales, vers la recherche de lefficacit, et la perspective de la GMN. La participation linstitution globale selon une perspective multi-niveau cest dire, en grant cette double interaction: verticale, vers les administrations de niveau suprieur, et horizontale, vers dautres acteurs et autorits territoriales permet aux rseaux dacqurir de nouvelles capacits, se rapprochant des acteurs transnationaux qui construisent leurs propres formes de rgulation.

Comme eux, les rseaux dveloppent de nouvelles fonctions autorgulation, responsabilit, apprentissage de politiquesqui, de fait, les rendent plus autonomes. Plus autonomes face la reconnaissance formelle, par lorganisation internationale; plus autonome aussi, de manire positive, par rapport aux gouvernements locaux qui en sont membres. Consultation paper for UCLG members.

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From Medieval to Global Assemblages. Princeton, Princeton UP, Lessons Learnt From. Articles The CDM. Global Issues in the United Nations Framework. Nueva York, St. Martins Press, Londres, Frank Cass,p. Sa thse de doctorat porte sur la participation internationale des collectivits territoriales, notamment sur lanalyse des stratgies de construction de marques territoriales. Rsum Lanalyse de lactivit extrieure des autorits locales est devenue un nouveau champ dexploration pour les sciences sociales.

Elle se conforme thoriquement autour dtudes de cas qui prsentent les lments phnomnologiques, que lon peut utiliser comme catgories pour expliquer le phnomne paradiplomatique. Cette tude analyse le cas de laction internationale du Chiapas, lun des tats les plus pauvres du Mexique, pour linclusion sociale au niveau local. Elle cherchera tablir des corrlations entre la collaboration, endu Systme des Nations Unies et de ltat du Chiapas, et la rduction de la pauvret et lamlioration de la sant maternelle dans la rgion, selon les tudes publies en Cette enqute sappuie au niveau mthodologique sur lanalyse de deux des Objectifs du Millnaire pour le Dveloppement OMDen termes de sant maternelle et de rduction de pauvret, via lanalyse statistique des programmes sociaux du Chiapas.

Finalement, nous conclurons que le schma de coopration entre lONU et lEtat de Chiapas a permis, dune part, la croissance du budget de lEtat dans les dpenses sociales, et dautre part, ladaptation de la politique sociale programmes vis--vis des OMD. Les deux actions ont permis une amlioration sociale significative pour la population de ltat. Mots-cls Paradiplomatie - Coopration dcentralise - Autorits locales - Dveloppement social - Inclusion sociale. Introduction Avant les rapports de sur le dveloppement social du Mexique, les indicateurs tels que les indices de marginalisation, de sous-dveloppement social et de dveloppement humain ne prsentaient pas de tendance lamlioration de la qualit de vie de la population du Chiapas.

Lindice de. Cependant, les donnes prsentes par le mme Conseil en montraient que lextrme pauvret dans la rgion stait rduite de manire significative. Articles ce qui permettait au Chiapas de ne plus tre ltat le moins dvelopp du pays.

On constate que la ralit sociale du Chiapas est en transformation, ce qui amne sinterroger sur les possibles causes de cette volution. Depuisle gouvernement tatique est plong dans le phnomne de la paradiplomatie : les actions ralises par ladministration publique du Chiapas depuis avec les agences des Nations Unies, et qui ont permis la mise en place de lAgenda ONU-Chipas et ladaptation de sa politique publique avec les Objectifs du Millnaire pour le Dveloppement OMDpermettent dtablir une relation de cause effet, considrant que linclusion des OMD dans sa politique sociale a eu un impact positif sur lamlioration de la qualit de vie de sa implant mammaire effet coque 9x4. La prsente tude vise analyser les programmes sociaux que ladministration publique du Chiapas a dveloppspar lobservation et la mesure du comportement des indicateurs qui ont un impact, en particulier sur deux OMD : le premier, relatif llimination de lextrme pauvret et la faim, et le cinquime, li lamlioration de la sant maternelle.

La mthodologie dfinie pour atteindre cet objectif comprend un examen des rsultats socio-conomiques de ltat ; de lactivit internationale de ladministration locale, en observant en dtail ltablissement de lAgenda ONU-Chiapas. Nous analyserons ensuite la structuration des programmes sociaux, en indiquant leurs contenus et leurs budgets. Enfin, nous reviendrons sur les rsultats par indicateur.

Ainsi, nous pourrons expliquer en quoi lactivit internationale du Chiapas a permis linclusion sociale au niveau local. Chiapas : Contexte gographique et socio-conomique Ltat de Chiapas1 est situ lextrme sud1 Appel.

Lentit du Chiapas a connu une croissance soutenue au niveau dmographique. Dautre part, la population de la rgion est essentiellement rurale.

Plus de la moiti des habitants vivent dans des villages de moins de personnes. La ralit conomique de la population est difficile. Ces chiffres. INEGI, Articles mettant la rduction de son sous-dveloppement, et pour quatre de ces indicateurs, il a masque pour cheveux maison banane thermomix le plus avanc analphabtisme, sant, plancher de terre, possession de machines laver.

Sur municipalits, 51 ont amlior leur IRS, et deux seulement Nationaux Chiapas ont vu leurs situations. Tableau 1. La pauvret multidimensionnelle Des indicateurs dincidence Pauvret multidimensionnelle Population en situation de pauvret multidimensionnelle Population vulnrable par rapport aux carences sociales.

Nous pouvons galeChiapas rvlent, comme lindiquent ment noter la baisse de la mortalit materDewar et Viscarraque la situation nelle dans lentit. Celle-ci est associ aux comptitive de lentit exige une atten- carences sociales, notamment en matire tion immdiate, pour offrir ses habitants daccs aux services de sant. Le taux de les conditions du dveloppement humain, mortalit maternelle dcs pour comme elles existent dans dautres rgions naissances est pass de 84,12 en 75,03 en Le Chiapas se trouvait parmi les 10 Etats les plus avancs pour dix des onze indicateurs qui composent lIRS, per4 3 IRS: Indice qui rassemble diffrentes variables : ducation, accs aux services de sant, espaces de vie de qualit, services de base en matire de logement et biens des mnages CONEVAL, Les sionnelle, ce qui reste une OMD se diffrencient des proccupation publique.

Objectifs du Millnaire de dveloppement. Les cative, par rapport au reste pour le Dveloppement objectifs sont ralisables, du pays, et en consquence quantifiables, avec des dSource : PNUD des stratgies gouvernelais de ralisation ONU, mentales mises en uvre au ; La coopration bilatrale dveloppe par Les OMD conoivent la pauvret comme lEtat du Chiapas avec lOrganisation des une ralit multidimensionnelle.

Les pauvres Nations Unies endans le cadre de la ne sont pas uniquement ceux qui ont moins mise en uvre des Objectifs du Millnaire de revenus, mais aussi ceux qui ont faim ou pour le Dveloppement, et la mise en uvre souffrent de malnutrition, et qui nont pas de mesures administratives et budgtaires, accs aux services de sant, lducation, est en ce sens primordiale. LONU et le Chiapas : un cas de paradi- La figure 1 montre les huit OMD; ils sont composs de 21 cibles quantifiables et meplomatie surables avec 60 indicateurs.

LOrganisation des Nations Unies et les Objectifs du Millnaire pour le DvelopLes sept premiers objectifs se concentrent pement sur la lutte contre lextrme pauvret, la En septembreles Chefs dEtat de maladie et pour la prservation de lenvi pays se runissent pour lAssemble ronnement. Le dernier objectif constitue gnrale des Nations Unies. La Dclaration essentiellement un engagement de solidadu Millnaire est dans ce cadre approuve rit entre les pays dvelopps et ceux en voie lunanimit. Y sont noncs des objectifs de dveloppement, pour travailler ensemble pour rduire lextrme pauvret, les mala- et raliser les sept premiers Sachs, Articles cipes de la Dclaration du Millnaire, les OMD cherchent dmontrer que la mondialisation peut tre une force positive pour tous les peuples, dans la mesure o les avantages sont quitablement partags, et les cots ne sont pas facturs aux pauvres.

Bien que les rapports officiels montrent dimportants progrs sur les diffrents indicateurs, plusieurs points de vue affirment que cette initiative tablit des objectifs difficiles raliser pour la plupart des pays.

Et alors que certains objectifs peuvent tre raliss dans de nombreux pays, la situation ne samliore pas significativement pour autant Sharma, Ce projet mondial peut cependant tre une relle opportunit pour laction internationale des autorits locales, et adapter le plan daction des OMD au niveau local peut avoir une incidence considrable sur la vie des rgions de ces pays.

La ralisation des OMD dpend de la capacit des gouvernements produire de la croissance conomique dans les rgions dfavorises. En ce sens, il est essentiel de dvelopper un rseau mondial de relations entre les communauts pauvres et les ples du pouvoir et de la richesse Sachs, En effet, observons un pays ou une rgion sous-dveloppe qui est propos un ensemble de rformes et dactions, pour atteindre croissance et dveloppement conomique.

Ces actions semblent vaines si elles ne sont pas accompagnes: de rformes commerciales dans les pays ou rgions plus riches, afin que ceux-ci nentravent pas la vente de biens et services produits dans les rgions les plus pauvres; de lannulation des dettes impayables hrites des drnires dcennies; dune aide financire accrue pour botox o keratina que es mejor les infrastructures en vue dattirer des investissements; et rajeunir son visage electrique soutien pour assu.

La participation des rgions est cruciale pour dvelopper ce rseau mondial et attirer des projets qui financeront le dveloppement et amlioreront la qualit de vie des habitants. La Paradiplomatie: des approches thoriques et conceptuelles Les problmatiques de dveloppement, faim, pauvret, et ingalit font partie des programmes de presque tous les gouvernements du monde, tous les niveaux, fdral ou national, rgional ou local.

On ne peut pas considrer les gouvernements nationaux comme seuls habilits a rpondre ces questions. Aujourdhui, les relations politiques, conomiques, culturelles et sociales ne respectent pas les frontires nationales. Cest le cas des acteurs supra-nationaux, mais galement des acteurs locaux dont laction dpasse la frontire nationale. La dynamique mondiale devient de fait endogne Sassen, ; Del Huerto Romero, Dans ce contexte de mondialisation, favoriser le dveloppement des rgions du monde ne repose plus seulement sur lquation entre les tats-nations, mais aussi sur les activits dveloppes par les gouvernements non centraux GNC 8.

Les changements rsultant de la fin de lordre bipolaire de la Guerre Froide dans la dernire dcennie du XXe sicle, ont remodel le systme international.

Ainsi, dautres acteurs que les tats nationaux ont commenc y participer. Zeraouip. Rodrquez Articles commun pour les gouvernements locaux et mme les entreprises et institutions, de prendre des initiatives propres dinteraction avec lextrieur9.

Il sagit donc dun processus global, dans lequel des comptences locales acquirent une dimension extrieure, dans un cadre de transformation du pouvoir mondial Aldecoa, Les motivations des autorits locales pour jouer un rle sur la scne internationale sont de diffrents types.

Elles peuvent tre politiques, culturelles, conomiques ou venir de lidentit et de lexistence de migrations. Cette nouvelle capacit locale dinteraction directe avec lextrieur est nomme paradiplomatie Elle est utilise comme moyen de distinguer la diplomatie exerce par ltat national travers sa politique trangre, base sur lintrt et la scurit nationale, et dautres aspects du droit international.

Velzquez, Le fait de considrer des autorits locales comme des acteurs du systme international provient dune nouvelle conception de la politique mondiale, selon la formulation transnationaliste et de linterdpendance complexe de Keohane et Nye ; Celle-ci ne met plus laccent sur la lutte de pouvoir au niveau politique et militaire, mais sur la ngociation entre une varit dacteurs autonomes et semi-autonomes.

Cette ide suppose que les acteurs autres que les tats centraux peuvent interagir lchelle mondiale avec des impacts significatifs. Ceci explique pourquoi laction internationale des autorits locales soit analyse selon une logique fonctionnelle, savoir quelle soit valorise en fonction de la capacit dune entit avoir des consquences sur la 9 Traduction libre.

Duchacek utilise la notion de paradiplomatie pour dfinir les entres directes ou indirectes des gouvernements non centraux sur le terrain des relations internationalesp.

Pour Mansbach Ferguson et Lampertces acteurs se distinguent par leur autonomie au niveau fonctionnel, et non par leurs niveaux de souverainet et de territorialit. Dans le cadre de la mondialisation et des approches fonctionnelles, Ponce indique quun nouveau concept de dveloppement apparat, selon lequel les territoires locaux sont considrs comme les principaux moteurs du dveloppement, ceux-ci tant des espaces darticulation de politiques sectorielles et de convergence de diffrents acteurs.

Les socits et ses institutions doivent faire face diffrents obstacles pour se joindre la dynamique conomique de la mondialisation. En consquence de cette thorie lie ltude du dveloppement, ltude empirique de la paradiplomatie se concentre sur la coopration dcentralise CD.

Elle dcoule dune perspective rgionaliste Philippart et Van Cutsem, ; Soldatos, qui suggre que, bien que les gouvernements locaux ne disposent pas de la souverainet pour imposer des politiques dintrt national, ils peuvent agir dans des grands espaces - obtenus grce la dcentralisation territoriale et financire - et crer des liens de coopration interrgionale pour la croissance et le dveloppement Ayala Cordero, ; Paquin, ; Keating, Les gouvernements locaux agissent ainsi comme les principaux acteurs de la coopration au niveau mondial.

Cette coopration se caractrise par ltablissement de relations horizontales plus symtriques, qui permettent lchange dexpriences et la rciprocit des intrts entre les parties de la Varga Mas, ; Ruiz Seisdedos, Les autorits locales sont.

Articles de fait les agents du dveloppement local, et la coopration devient un instrument de leur action extrieure, principalement avec les autres niveaux de gouvernement et les organismes internationaux.

Dans cette perspective, la coopration dcentralise doit suivre une srie dtapes pour assurer son efficacit. Elle sappuie dabord sur lappropriation des initiatives de coopration par les acteurs locaux; il faut ensuite l adapter aux besoins locaux pour mettre en place la coordination et la collaboration entre les autorits locales et les acteurs internationaux.

Todas as espécies podem ser consideradas como humanas em um momento ou outro. Como e ao lado de quem você construiu essa abordagem perspectivista? A primeira pergunta de uma entrevista é sempre a mais difícil. Sobretudo se ela fala de amor e ódio. Lei do antropófago. Em um artigo recente, você mostra que segundo as cosmologias amazônicas os animais, as plantas, os espíritos, os deuses, e também os objetos têm suas próprias perspectivas. Basta ser, basta atuar?

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Basta ser fabricado, ser sentido, ser desejado, ser imaginado por outros? A perspectiva é menos algo que se tem, que se possui, e muito mais algo que tem o sujeito, que o possui e o porta no sentido do tenir francêsisto é, que o constitui como sujeito. Porque um ponto de vista é pura diferença.

Tudo pode ser sujeito, no pensamento indígena; mas é impossível saber se tudo entenda-se, todo e qualquer existente é um sujeito. Porque se trata de uma virtualidade mais que de uma atualidade.

Tudo pode ser sujeito; mas só conta o que interessa e interessou historicamente micro-historicamente a um coletivo indígena específico. O dos povos indígenas raramente o é. A idéia de uma multiplicidade de mundos e pontos de vista também faz parte do pensamento europeu, sendo Leibniz um dos grandes mestres do tema. Em suma, e aqui corto-e-colo bricolo!

A perspectiva mais verdadeira aos olhos dos peixes é a perspectiva dos peixes, e assim por diante. Voltaire, em seu panfleto Cândido, refuta com humor, e quase sarcasmo, a idéia de que o melhor dos mundos possíveis seja um mundo bom, sem sofrimento. Vou responder por um caminho ligeiramente diferente do sugerido na pergunta.

Em suma, humorístico. E o sofrimento? É preciso refletir… Sua abordagem perspectivista pôs em movimento a antropologia amazônica. Tudo se passa como se um grupo de amigos, ou inimigos, tratassem de armar um quebra-cabeças juntos. Você acredita que o perspectivismo seja uma teoria explicativa que nos permita um dia vislumbrar o pensamento amazônico em seu conjunto? Duvido, por outro lado, que o conceito de perspectivismo possa vir a explicar o pensamento amazônico em seu todo: supondo que isso fosse possível, por que deveria?

O eixo do gênero atravessa a cosmologia e o xamanismo airopai. Esse é o seu tema… Cabe a você desenvolvê-lo. Interessantemente, os Araweté me diziam que os seus deuses, os Maï, viam os humanos como jabotis de ambos os gêneros! Você acredita que o perspectivismo tem um potencial político?

O potencial político de tal antropologia parece-me evidente. O perspectivismo é a retomada da antropofagia oswaldiana em novos termos. Esta entrevista consiste apenas de duas perguntas. E o que define o pertencimento a uma comunidade indígena? Costumam nascer monstros desse processo. Donde as aspas agnósticas. Mas os peritos se recusaram a responder a tal. Pelo menos inicialmente. Na verdade, mais do que isso, a indianidade designava um modo de devir.

Um dia seria bom os antropólogos pararem de chamar identidade de diferença, e vice-versa. Ou justamente porque. Mas, de uma forma ou de outra, entendia-se que a almejada omelete nacional só poderia ser feita, bem, sabe-se como. Talvez mais intrigados que orgulhosos. Pois bem. O retorno do recalcado nacional. Qual o problema hoje? Isto é, como aparece o problema hoje? Esse é um medo inteiramente legítimo. E daí ninguém, principalmente o Estado, vai acabar comprando essa.

Nem quem simplesmente o diz. Pois só é índio quem se garante. Os antropólogos e a garantia da identidade Pois é: os antropólogos querem, justamente, garantir essa identidade indígena. Eu acho que esse momento, emfoi um dos claros e raros momentos em que, de fato, os antropólogos fizeram uma diferença. Uma tremenda diferença. Peritos em identidade. Bem, nem todos. E pode fazê-lo. Lei é lei etc. Como se diz. Que isso é coisa de inspetor da alfândega, de fiscal da identidade alheia.

O problema, para mim, é a legitimidade da pergunta. Mas é claro que é uma pergunta política, replicarei. Ainda que Mesmo que seja uma parte separada, que mora longe, ele é sempre parte da comunidade.

Pode ser uma parte renegada, uma parte traidora, uma parte distante, uma parte longínqua, mas é parte. Responsabilizar-se, isto é, responder pela resposta. E é justamente por isso que o antropólogo só pode responder, se lhe perguntam se o povo ou comunidade de que ele escolheu ser parte é, de fato, indígena, pela afirmativa.

Resposta política à resposta isto é, à pergunta política que se oferece ao antropólogo. Comecemos por algum começo. Esse fundo cultural é um chessington rides closed da história do país, do continente, das três Américas. O homem livre da ordem escravocrata, para usar a linguagem da Maria Silvia Carvalho Franco, é um índio.

O caipira é um índio, o caiçara é um índio, o caboclo é um índio, o camponês do interior do nordeste é um índio. Índio em que sentido? Ou talvez seja uma coisa que só os brancos podem ser pior para eles. Só o fundamento é completamente autêntico; só o autêntico pode ser completamente fundamento. Que diabo teriam os índios a ver com isso? Talvez seja uma coisa que só os brancos podem ser pior para eles. O Brasil ficaria melhor e maior com menos índios: só com os que existem hoje, por exemplo.

Vamos fechar a porteira. Vamos fazer uma escala. Onde vai passar o corte? Na cara de quem vai se fechar a porteira? E os de contato intermitente? Dezesseis horas por dia? Ou seja, primeiro se tem que virar índio para depois deixar de ser. Ou quem sabe voltar a nunca ter sido, mas nem por isso insistindo menos em ser?

Essa coisa de fechar a lista aconteceu nos Estados Unidos, por exemplo. Em um dado momento definiram arbitrariamente quem eram os índios. Uma lista, para poder dizer depois: a lista fechou. Uma lista para isso. O correto seria publicar um edital. Marcar prazo. A Funai é ou deveria ser a representante, no sentido de defensora, das populações indígenas. Bem, estou apenas fingindo surpresa — infelizmente.

Um pequeno estadista, naturalmente. A indianidade é tautegórica; ela cria sua própria referência. Sigamos adiante. Exercício totalmente parnasiano, repito.

E ponto. Botox nyc prices database outras palavras, a comunidade que tenho em mente é ou pode ser uma realidade temporal tanto quanto espacial. Parentesco inclui aqui a afinidade. Como você cortaria uma família no meio quando o homem é branco e a mulher é índia, por exemplo?

Se a comunidade acha que o marido é membro da comunidade, ele é índio, sem mais. Pode ser a comensalidade, a vizinhança; isso fica em aberto. Os laços histórico-culturais com as organizações sociais pré-colombianas compreendem dimensões históricas, culturais e sociopolíticas. É a idéia do território tradicional, da Terra imemorial.

Eu vou ser punido por causa disso? Quero minha terra de volta. E a memória tem os seus, como se diz, usos sociais. Se tomarmos o ponto pela outra ponta, isso quer dizer: ninguém é obrigado a ser índio.

Até que se vire. Mas aí, como se sabe, aquilo que se virou vira outra coisa. Os antigos romanos importavam professores de grego para ensinar filosofia grega para eles, e ninguém dizia com isso que os romanos estavam deixando de ser romanos. Ou diziam alguns romanos de fato diziammas nem por isso eles deixaram de ser romanos. Ou deixaram.

Mas, repito, nem por isso. O Ocidente moderno principia ali. O que é o Renascimento? Enfim: inventam, e assim se inventam. Alguns povos têm toda a sorte do mundo. Os índios têm, como diz a lei, direito a seus usos costumes e tradições.

Um caso pitoresco que me contam, dos caboclos da ENCONTROS Serra de Baturité que viraram índios por conta de uma ONG de um norueguês crivado de boas intenções, e de um padre excessivamente zeloso do Cimi, é, no meu entender, um caso marginal, no sentido estatístico e no sentido conceitual.

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Pois e daí? O que isso prova? Vamos começar falando de um autor que nós gostamos, o Hakim Bey, a idéia de uma utopia pirata, do saque Hakim Bey É verdade. Este movimento tem uma linha de continuidade que remonta ao século XIX. É um movimento subterrâneo, que algumas vezes emerge, é só a maré virar. Dos Estados Unidos, conhecemos e consumimos principalmente a cultura da direita. Nossa cultura de esquerda é mais diretamente européia.

Um exemplo é o site AmaZone. Difícil responder. A história político-cultural brasileira é complexa. Depois o debate de alguma maneira se perdeu. Quando você acha que esse assunto se perdeu? Ele foi se perdendo aos poucos. O tropicalismo unia finalmente Vicente Celestino e John Cage, a cultura popular e a cultura erudita, passando estrategicamente pela cultura pop, que foi a grande bandeira deles.

E que nunca foi bem absorvida no Brasil A antropofagia foi mal recebida por diversas razões. Primeiro porque Oswald de Andrade era um dândi afrancesado o paradoxo faz parte da teoria E continua sendo. Essa redescoberta me pareceria talvez até mais importante, no frigir dos ovos, que a teoria da poesia concreta enquanto tal. Afinal, o que os concretos nos legaram foi antes de tudo um paideuma rigoroso mas aberto, que transversalizou completamente os totemismos nacionalistas, colocando a arte brasileira em um campo estético poliglota e multívoco, sem hierarquias prévias ou extrínsecas.

O Balanço da bossa Porque havia uma série de conflitos, e de repente o tropicalismo chegou para resolver o problema de alguma maneira, porque ele fez a síntese.

Do lado mais cabeça, agora o pessoal se tocou também, por exemplo, que Hélio Oiticica é um gênio. Mas é claro que é. A gente sabia disso Demorou um pouco para a ficha cair. Quase quarenta anos depois E aí alguém respondeu que isso sempre existiu no Brasil. E eu fiquei pensando, sempre disseram que o Brasil era o país do futuro, iria ser o grande país do futuro.

Coisa nenhuma, o futuro é que virou Brasil. Para o bem ou para o mal, agora tudo é Brasil. Como diria o Rogério Sganzerla. É a mesma coisa com mestiçagem ou hibridismo. Por outro lado, pureza cultural também nunca deu certo Onde estamos? O Brasil que quer ser os EUA quando crescer, que quer transformar seu interior inteiro numa espécie de Iowa ou Idaho, plantado de cabo a rabo de soja ou de cana e mamona para biodiesel.

Ou seja, o Rio de Janeiro. Que pena, no fundo. O modelo Zé Dirceu. Agora a gente vê que, na verdade, muito do pessoal que lutou bravamente contra a ditadura queria, infelizmente, exatamente a mesma coisa que os militares. Eles de certo modo se entendiam. Mas tratava-se de fazer a mesma coisa: desenvolver o país. De minha parte, digo: dane-se o desenvolvimento. Relaxe e goze. O pessoal do nacional-popular quer que sejamos brasileiros por necessidade, por destino.

Quem sabe aí, inadvertidamente, se produza alguma coisa Olhar para fora É, acho que sim. Ou foi o Blaise Cendrars que contou para ele que o Brasil era legal. O samba, o Hermano Vianna mostra claramente em seu magnífico livro sobre o assunto, foi de certa maneira descoberto de fora.

Sem contar que só fala no Brasil, sobre o Brasil, quem manda neste país. O problema nacional quem formula é a elite. Qual o problema nacional?

O problema nacional é um problema da elite para a elite pela elite. E a Amazônia nisso tudo? A Amazônia hoje é o epicentro do planeta. Do Brasil, é o epicentro, o alfa e o ômega. O Brasil se deslocou para a Amazônia. Eu ali dizia que o Brasil havia se amazonizado. Acho que os brasileiros do sul nunca pensaram direito a Amazônia, sempre voltaram as costas para ela. Um outro mundo Isso é um fato novo Isso é interessante.

Esse modelo do sujeito que espera o suplemento dominical do jornal como se fosse a Bíblia, a hóstia, que encomenda livros da capital, meses a fio à espera das notícias culturais da metrópole. Éramos todos meninos do interior; inclusive os cariocas e paulistas — nossa metrópole era estrangeira, apenas. Isso acabou. Você descarrega livro, pega tudo. A Internet vai ser um pouco isso Estamos longe de saber o que vai acontecer com a Internet daqui a dez anos.

Em eu comprei meu primeiro computador. Fica combinado. Paga direitinho e coisa e tal. Donde os famosos estereótipos: os índios pedem o tempo todo. Sim, pedem. Esse é um exercício de poder horroroso, o dom gratuito, Deus me livre de receber um. A uma idéia de dom gratuito Proudhon é um dos grandes ídolos de Hakim Bey. O sonho indígena, um sonho de escapar do laço social, é um sonho de viver entre si, poder prescindir do outro para existir, como dizia Lévi-Strauss no final das Estruturas elementares do parentesco.

Os índios ficam escandalizados com a falta de senso social, falta de inteligência, na verdade, dos brancos. O Creative Commons é uma tentativa a meu ver altamente meritória. Que ele seja privatizado. Por isso que o projeto se chama Creative Commons. Agora isso tudo ainda é, de certa forma, um paliativo. O creative commons pode ser visto, como o é efetivamente pelos mais, digamos, radicais, como um cure damaigrissement dans leure et loir capitalista.

O creative commons é um grande avanço intelectual. Esse é o ponto. Foi de tanto falar latim que os europeus acabaram falando português, francês, espanhol Ele parece ser um bisavô disso tudo. Eu comecei a discutir algo assim no nosso site AmaZone. Com o sampler você passa do todo à parte, da parte ao todo, do outro para você e de você para o outro sem costura O xamanismo faz muito isso, esse uso aberto de discursos alheios. É uma outra maneira interessantíssima de citar sem citar, meio mal-falada fora da literatura por ser considerada desonesta: pôr a palavra na boca dos outros.

Quer dizer, ela se torna um objeto que pode divergir, heterogeiniza a obra. Uma obra que tem uma tendência, sobretudo a partir da época romântica, de ser vista como uma totalidade orgânica. Estamos na verdade fazendo um replay de discussões da década de e 70, ou antes ainda, o ready-made do Duchamp, e assim por diante. O que houve foi uma mudança das condições. Mas é engraçado que a ciência ficou a partir deste século muito atenta à arte.

A famosa história das duas culturas, a tese do C. Snow, segundo a qual havia duas culturas no Ocidente moderno e que esse era o grande problema do Ocidente: o abismo entre as ciências e as humanidades. Nós temos que virar Robin Hood. Saquear para dar. O ideal é mesmo tirar dos ricos para dar aos pobres. A antropofagia o que é? Tirar dos ricos. Vamos ser o outro em nossos próprios termos. A antropofagia deu certo, nesse sentido. Sou antropólogo, especialista em etnologia dos índios americanos no sentido próprio do gentílico: povos nativos dos três subcontinentes da América.

O conceito vira grife. Essa obra versa sobre os pressupostos ontológicos do pensamento indígena americano. Mas de vez em quando passa um cometa. E isso é fundamental. Note-se ENCONTROS que a crítica indiscutivelmente — por assim dizer — pertinente a todo consensualismo nem sempre atenta para o solerte mal-fascínio do autoconsenso. Identidade para quem precisa de identidade.

Ou algo assim. Nós estamos cientes dos limites — técnicos, políticos, filosóficos — do dispositivo wiki. Repita-se, enfim, que quem colabora neste wiki pode ter dois trabalhos registrados no Lattes ou onde quiser em lugar de um só: primeiro, aquele que assinou por sua conta em papel; segundo, o AmaZone ele mesmo, onde re aparece o dito trabalho.

Estamos subscrevendo automaticamente, ao sermos abrigados no site wikicities, o regime do Creative Commons, iniciativa pela qual tenho, em princípio, a maior simpatia.

Mas sublinho que sou, mais que em princípio, por princípio, radicalmente contra a idéia mesma de propriedade intelectual. O autor é uma multiplicidade relacional. Como observou Tim Ingold, a distância entre essas duas antropologias parece aumentar a cada dia.

A forma rede é importante. A Wikipedia www. No caso da Rede Abaeté e do AmaZone, qualquer um que souber o endereço também pode entrar e modificar, mas a idéia é reunir pessoas interessadas e, se possível, também interessantesantropólogos ou congêneres.

O que fazer nesse caso? Ao mesmo tempo, expandimos o manifesto, tornando-o um texto-piloto que dialoga com todas as outras coisas penduradas nesse wiki, coisas paralelas, ligadas, desdobradas a partir dele. É esse texto-piloto que deve ser coletivamente modificado e elaborado. Existe assim uma consubstancialidade primeira entre o Abaeté-wiki e a Abaeté-rede, e entre eles e o tema da antropologia simétrica. A existência da rede impede que esse problema se coloque enquanto tal.

Multiplicidades Para nós, foi curioso e, até certo ponto, surpreendente observar algumas reações ao que estamos tentando fazer. Como fazer uma antropologia simétrica?

Ou como simetrizar a antropologia? Todo mundo é objeto, menos o sujeito. Eu sempre posso desobjetivar a mim mesmo, e o que nós estamos propondo é a possibilidade de bloquear essa clarabóia por onde o antropólogo desaparece. O que significa que, na verdade, ele aplica o mesmo método que os antropólogos empregam para estudar casamentos, rituais, possessões etc. Por exemplo, seu livro mais conhecido, The gender of the gift, tem duas partes, e ela procede como se jogasse uma contra a outra.

De um lado, o discurso da antropologia feminista, de outro, o que os melanésios têm a dizer sobre aquilo que os antropólogos chamariam de gênero na Melanésia. Gell, de certo modo, foi o autor que levou a antropologia social britânica a seu limite; é nesse injection botox shawinigan que se pode situar a obra de Gell dentro de um projeto de antropologia simétrica pós-social.

Existiria uma diferença entre pessoas e coisas, ainda que em seguida as coisas possam ser trocadas como pessoas ou vice-versa. Lembranças de Radcliffe-Brown. O campo do meio — ou império do meio, como o chama Latour — é um campo de multiplicidade, disponível para toda a humanidade. No fundo o monismo mais radical sempre se encontra com a multiplicidade mais radical.

Latour opera, cremos, em um registro mais contemporâneo que o dessas velhas questões sobre unidade, dualidade etc. O que constitui uma espécie muito singular de dualismo, se quisermos manter o termo. Porque existe toda a diferença do mundo entre operar com dualismos substanciais e utilizar dualidades como pontos de passagem para se fazer outra coisa. Como fazer os conceitos de corpo e alma funcionarem de outra maneira?

E este é o sentido, mais alargado que o de Latour talvez, que gostaríamos de dar à idéia de antropologia simétrica. O desafio maior é tratar nossos conceitos com a mesma dureza com que tratamos os conceitos dos outros — e com a ajuda dos conceitos dos outros!

Para isso basta chamar um contador Como diria Deleuze, o relativismo é a idéia de que a realidade é relativa, e a relatividade é a idéia de que o relativo é que é verdadeiro. Isso de algum modo conecta esses três autores, Latour, Strathern, Wagner além de Deleuze, Guattari e outros de quem gostamos. Ou, como dizia Mallarmé: o mundo existe para terminar num livro.

É claro que as relações produzem, entre outras coisas, identidades. Esse é o problema. Seria preciso, antes de mais nada, saber o que se quer dizer com a palavra identidade. E que o discurso da identidade aparece sempre que o Estado entra em cena, para o bem ou para o mal, se podemos nos exprimir dessa forma. Do lado do Estado, para dialogar com ele ou em nome dele?

Essa é uma aposta política e teórica. Ou alternativamente é identificado? Por quem é identificado? Em que circunstâncias?

Normalmente, quando alguém começa a se identificar com aquilo que por meio do qual o identificam, ele passa a identificar alguém no seu lugar. Ele vai inventar o palestino, no caso do judeu; vai inventar um argentino, no caso do brasileiro brincadeira…. Parece, assim, que a identidade possui a perversa capacidade de produzir esses efeitos em que o sujeito começa a aprisionar a si mesmo e aos outros. Quem é que eu vou identificar agora? Ou seja, o Estado e seus congêneres impõem o congelamento do processo que eles mesmos haviam gerado.

Identidade, isso pega? Por que é preciso passar por processos de reconhecimento como índio ou quilombola para que se tenha o direito de viver do jeito que se quer? É assim que a identidade pega! É curioso comparar um laudo de reconhecimento de uma terra de quilombo ou indígena e, por exemplo, à tese que o autor desse hipotético mas é claro laudo escreveu sobre o mesmo lugar.

É um enigma como alguém consegue fazer essas duas coisas ao mesmo tempo. Assim, vive-se no melhor dos mundos, ganhando algum dinheiro para identificar gente e, ao mesmo tempo, conseguindo títulos acadêmicos ao desindentificar a mesma gente. De que alternativas dispomos? Assim, a idéia da Abaeté tem esse componente associativo-institucional, ou melhor, contra-associativo e contra-institucional. Saída transversal pela esquerda De toda forma, o que pretendemos é desenvolver conexões transversais.

Essa idéia permite, também, conectar diferentes teorias. O uso que alguns antropólogos fazem, por exemplo, da obra de alguns filósofos como os próprios Deleuze e Guattari implica essa transversalidade. E uma difícil, talvez a mais interessante. Todo Estado é universal, aspira a ser um Estado universal.

Nesse sentido, fica mais ou menos claro como o perspectivismo colide-conecta com conjura-antecipa o Estado. Ele é o ponto de vista, jamais um ponto de vista.

O Estado é, justamente, um absoluto. Corporations never die, escreveu lapidarmente Henry Maine em Ancient Law, um dos livros fundadores da antropologia. O que estamos discutindo é isso. O Estado deseja ser universal. O Estado é um Eu que nunca é Outro. Giorgio Agamben elaborou um extenso argumento filosófico nesse sentido geral, creio. E vocês, o que pensam a respeito disso? Como impedir isso? Como escapar dessa?

A onça é a ausência mesma de parentesco, como observou Peter Gow, falando dos Piro do baixo Urubamba, na Amazônia peruana. Isso é um pouco como a idéia do Estado, que é suposto se constituir historicamente contra as antigas solidariedades de parentesco. Todo mundo deve estar eqüidistante do Estado. É você de um lado, sozinho; do outro lado, o Todo.

No meio, nada — o vazio relacional. O mau encontro no mato, o acidente que separa o sujeito de sua alma. Ele volta para casa sem alma. Com a alma levada por um outro sujeito, ou melhor, por um sujeito outro, o sujeito acaba virando outro que si mesmo. Em geral, parece porque viu. Outro conselho comum: você tem que olhar primeiro para o bicho, antes de o bicho olhar para você. Esse é o problema colocado pelo perspectivismo.

De quem é o ponto de vista? Esse mundo é o mundo de quem? Trata-se de um combate que se pode perder. O sujeito pode terminar torturado e morto em uma delegacia de periferia, e nunca mais o encontram.

Todo mundo tem medo, mesmo quem é inocente. Porque, entre aspas, ninguém é inocente; perante o Estado, todos têm contas a prestar.

Por mais limpa que seja a sua ficha, você tem medo. Todo mundo, no fundo, se sente um pouco culpado. E todo mundo também sabe que a polícia é culpada. Em geral você volta para casa meio tonto, porque um encontro com a polícia é igual a um encontro com a onça no mato. Algo que diz respeito ao Estado e à sociedade no Brasil?

Sim, de certo modo; mas é geral também. Em qualquer lugar, se você cair nas garras do Estado, você só sai delas com muita sorte. Você nunca mais escapa. Vai ficar preso numa rede.

O Estado é o grande sujeito. Frase terrível. E ao mesmo tempo, o dossel que nos protege Fora da cela, fora da jaula, seremos devorados — é o que nos contam. Sociedade contra o Estado é aquela que antecipaconjura o Estado. A experiência do Estado pode estar, como argumento, nesses encontros fatídicos com o sobrenatural. É disso que se trata: o evento do encontro — o evento.

É raro você saber de um grupo de pessoas encontrando um espírito na mata. O espírito é igual à polícia. É como no trapézio sem rede: se você cai, você se esborracha. Ouvir a pergunta é ter dado a resposta — a pergunta é uma resposta. Preguiça mental. Aos poucos, começou a me parecer que esse sentido menos banal da idéia de sobrenatureza envolvia um elemento político. Você passa para o outro lado, vira o outro. Perda de controle: você passa a ser controlado pela alteridade. Nos encontros com espíritos na mata, quase sempre nada acontece; mas sempre algo quase acontece.

O que exatamente acontece, quando algo quase acontece? Por outra: todo quase-acontecer teria sempre a forma de um quase-morrer?

O quase que permite a narrativa do quase. Nesse sentido, o quase-acontecer seria ao mesmo tempo um quaseparar de acontecer — a morte, o fim da história. Sim, significa que alguém quase foi capturado pelo Estado. Estar-se a todo instante quase-sendo capturado pelo Estado O que permite esse quase é a ausência de um aparelho de captura Pois com o aparelho de captura nos distanciamos do quase, nos aproximamos novamente do absoluto A morte de Romeu e Julieta é a vitória do príncipe. O mundo indígena é um mundo ao mesmo tempo politeísta, perspectivista e contra o Estado.

Cure amaigrissement belgique que elas começam, é claro, a pensar e a serem pensadas. A anarquia ontológica é uma idéia mais ampla: a ausência de princípio, de transcendência, de comando, de unidade. O mundo como multiplicidade e perspectiva. O pensamento de Bruno Latour, que abriu novas veredas para uma antropologia da modernidade, se aproxima bastante do que estamos falando.

Em livros como Politiques de la nature, ele fala na necessidade de se estender a democracia às coisas, de se criar um Parlamento das coisas Acredita que é preciso negociar sempre. A diplomacia supõe que devemos negociar em qualquer circunstância.

Latour é um otimista. Latour se bate pelo fim dessa hipocrisia pseudo-relativista que é o multiculturalismo. Vocês têm as melhores intenções, mas a natureza de vocês é outra. Acho isso cômico. E deixar os índios em paz. Mudando de assunto Você propunha também que esta continuidade poderia ter um significado alegórico e político.