Comment rajeunir pour un homme 2014

Comment rajeunir pour un homme 2014

D'après le généticien, remplacer les gènes âgés des souris par une molécule appelée "NMN" a permet d'inverser complètement le processus du vieillissement en moins d'une semaine au niveau musculaire.

Et chez les humains? Le professeur pense que l'avancée pourrait permettre de mettre au point des médicaments destinés à rajeunir les cellules humaines.

Des tests cliniques à petite échelle ont d'ores et déjà été menés sur des hommes et les résultats sont "prometteurs" d'après le scientifique. L'objectif avoué est bien de régénérer les fonctions vitales du bénéficiaire :. Mais les expériences de transfusion qui pourront être menées dans les siècles suivants échouent inexorablement, le sang d'un individu n'étant pas nécessairement compatible avec celui d'un autre… Enle médecin Antoine François Fourcroy, dans l'Art de connaître les médicamentsjuge cette idée "ridicule"observant que "les dangers terribles qui en furent suivis la firent heureusement bientôt proscrire" Il faudra attendre le milieu du XX ème siècle pour que l'idée soit de nouveau examinée par des chercheurs — ouvertement motivés par l'espoir de trouver dans le sang un élixir de jouvence.

Leurs expériences bénéficient des très nombreux progrès de la chirurgie et de la compréhension des réactions de rejet des corps étrangers. Enle docteur Clive McCay réunit le système circulatoire de couples de rats d'âges différents, et observe la réaction de leur organisme à ce traitement.

A l'autopsie, il constate que le cartilage des rats âgés s'était régénéré ou paraissait, tout au moins, plus jeune que celui de rats du même âge. Au début des annéesl'expérience de McCay fut reproduite par une équipe de chercheurs dirigée par le docteur Thomas Rando. Avec les moyens d'analyse modernes, les scientifiques ont pu déterminer que les muscles des souris âgées bénéficiant de l'apport sanguin des jeunes se régénéraient à la vitesse attendue chez un jeune. A l'inverse, les souris jeunes recevant le sang âgé ont présenté des signes de vieillissement accéléré Fin aoûtdes chercheurs de l'Université de Stanford rapportaient dans la revue Nature que l'apport de sang de jeune souris dans l'organisme de souris âgées augmentait le nombre de nouvelles cellules dans leur cerveau, au niveau de l' hippocampe.

Une augmentation des performances de ces animaux à des exercices de mémorisation a égalemment été décrite. La diminution du taux de certaines protéines les chimiokines dans le plasma sanguin des souris âgées et l'apport de facteurs de croissance présents dans celui des jeunes étaient décrits comme la cause probable du phénomène.

Il lui faudra vingt-cinq ans de plus pour publier, avec son équipe de Stanford en Californie, les résultats d'une expérience de circulation sanguine connectée entre une souris jeune et une souris âgée.

Une étude qui allait donner le véritable coup d'envoi scientifique au rajeunissement par le plasma. En reliant les systèmes sanguins d'une souris jeune et d'une plus âgée, Rando et son équipe avaient déjà noté un rajeunissement des muscles et du foie de la vieille souris. Il y a trois ans, l'équipe californienne du Pr Saul Villeda à l'Université de Californie à San Francisco et du Pr Tony Wyss-Coray à Stanford décrivait déjà dans la revue Nature les effets bénéfiques du sang jeune sur les cellules souches du cerveau de souris âgées.

Les chercheurs avaient repris le protocole de Rando qui consistait à réunir deux souris par une greffe liant leur circulation fabrication de siamois.

Cette augmentation du nombre de synapses et donc de connections permet ainsi d'améliorer la cognition. Dans la nouvelle expérience, le plus intéressant est l'observation du comportement de vieilles souris, non pas siamoises mais indépendantes, auxquelles du plasma jeune a été transfusé à plusieurs reprises.

L'objectif était de tester les performances cognitives de ces rongeurs de 18 mois, ce qui équivaudrait à 70 ans chez l'homme, après qu'ils eurent reçu du plasma de souris jeunes de 3 mois. Une première expérience visait la mémoire spatiale. Les souris disposaient de repères placés autour d'une piscine dans laquelle on les plongeait et devaient, en s'aidant de ceux-ci, se souvenir de l'emplacement d'une plate-forme cachée dans l'eau. Dans une deuxième expérience, dite de conditionnement contextuel par la peur, les chercheurs testaient la mémoire d'un environnement hostile, en observant le comportement de souris placées dans un milieu avec des zones électrifiées.

Nous avons aussi remarqué que ces vieilles souris restaient plus vite et plus longtemps immobiles lorsqu'elles étaient replacées dans l'environnement hostile. Le plus important est que les mêmes observations ont été faites aussi bien dans le laboratoire de Stanford que dans celui de San Francisco. Les résultats obtenus par les équipes de Villeda et Wyss-Coray sont renforcés par la publication simultanée d'autres chercheurs. Le jour où Nature Medicine publiait leurs résultats, une autre revue de premier plan, Sciencedévoilait ceux de deux autres équipes de Harvard dirigées par les professeurs Amy Wagers et Lee Rubin, sur l'intérêt thérapeutique potentiel du plasma jeune.

En effet, après avoir identifié une protéine GDF11 abondante dans le plasma des souris jeunes mais rare dans celui de souris âgées, les chercheurs de Harvard l'ont injectée à des souris âgées pour en observer l'effet sur les muscles.

Ils ont ainsi découvert que le GDF11 avait bien revivifié les vieux muscles, ce qui se traduisait par plus de force et plus d'endurance.