Pseudoephedrine et perte de poids

Ils sont utilisés seuls ou en association avec un antihistaminique et un antipyrétique paracétamol ou ibuprofène. La pseudoéphédrine est une substance qui agit sur le système nerveux central. C'est un inhibiteur de la recapture de la noradrénaline en quantité dans le système sympathique. À dose thérapeutique, elle induit des effets sympathiques vasoconstricteurs et accélère le rythme cardiaque.

Un dosage supérieur peut mener à des hallucinations. Ce syndrome est très léger et la plupart des utilisateurs ne le remarquent que très peu, induisant une modification du comportement quasi inexistante. Du fait de sa proximité avec les amphétamines et les cathinones, la pseudoéphédrine induit des effets stimulants mais n'agit pas sur la dopamine ou la sérotonine.

La pseudoéphédrine est une molécule chirale et contient deux carbones chiraux. On appelle pseudoéphédrine les énantiomères 1R, 2R et 1S,2S de l' éphédrine. Elle est présente naturellement sous un mélange racémique et dans de nombreux médicaments, sous forme 1S,2S.

En60 millions de consommateurs affirme également que les médicaments contenant de la pseudoéphédrine par voie orale sont à proscrire et devraient être retirés du marché [ 6 ]. À partir du 1 er janvierla pseudoéphédrine fait de nouveau partie de la liste des produits interdits établie par l' Agence mondiale antidopage [ 7 ].

Elle avait été autorisée en La pseudoéphédrine peut être utilisée pour fabriquer de la méthamphétamine. La pseudoéphédrine, tout comme l' éphédrinea des effets psychotropes similaires aux amphétamines mais ceux-ci sont moins importants à dose égale [ 9 ].

Ephédrine et perte de poids

Or de nouvelles études du Massachusetts College of Pharmacy viennent de montrer que ce produit est également dangereux lorsqu'on l'associe avec les antidépresseurs du type Prozac ou avec certains médicaments contre la rhinite, tel le Sudafed. Les coupe-faim appartiennent tous à la catégorie des anorexigènes.

Ils stimulent la production de certains neurotransmetteurs sérotonine, dopaminemessagers chimiques de l'hypothalamus, un centre régulateur du cerveau qui régit l'appétit mais aussi l'humeur en fonction des informations reçues. Les anorexigènes activent le signal de la satiété et entraînent donc une réduction de la prise alimentaire.

Caroline, prématurée

Mais ils provoquent aussi un déversement de sérotonine dans le sang, ce qui augmente les risques cardio-vasculaires. Outre qu'ils peuvent être dangereux, ces coupe-faim ne résolvent pas tous les désordres métaboliques de l'obésité.

Ils sont moins efficaces à long terme car l'organisme a tendance à adapter la dépense d'énergie à la réduction des calories absorbées.

Les deux nouveaux médicaments, qui tenaient la vedette au VIIIe congrès international sur l'obésité, début septembre à Paris, ne présentent pas les mêmes inconvénients. Le premier, la sibutramine, a reçu le feu vert aux Etats-Unis mais pas en Europe. Commercialisé sur le marché américain sous le nom de Meridia par les laboratoires Knoll, filiale du groupe allemand BASF, c'est un anorexigène qui déclenche le signal de satiété en agissant sur deux neurotransmetteurs, la sérotonine et la noradrénaline.

Mais c'est aussi un activateur des dépenses d'énergie. Et surtout, à l'inverse des médicaments précédents, soulignent les responsables de Knoll, il " n'agit pas en stimulant la production des neurotransmetteurs ".

Il se contente de prolonger leur effet en inhibant ce que l'on appelle leur " recapture " par les neurones. Il présente donc beaucoup moins de risques pour le système cardio-vasculaire, même s'il reste déconseillé en cas d'hypertension artérielle. Le groupe suisse Roche vient de lancer en Europe un autre médicament, le Xenical vendu en France sur ordonnance depuis le 28 septembreen optant pour une approche tout à fait différente.

Partant du principe, plein de bon sens, qu'il y a corrélation entre la progression de l'obésité et l'augmentation de la consommation de graisses dans l'alimentation, il s'est polarisé sur les lipides. La molécule mise au point, l'orlistat, se lie dans le système intestinal à la lipase, une enzyme du pancréas. Ce médicament n'a aucun effet cardio-vasculaire et diminue même les risques d'hypertension comme ceux de diabète et de cholestérol. Il a toutefois quelques effets secondaires sur l'élimination intestinale.

Roche a fait des études cliniques sur 7 personnes. Ces résultats peuvent sembler insuffisants, mais ils permettent déjà de réduire les risques de diabète et de complications cardio-vasculaires chez les obèses. Les surpoids et arthrose cervicale remede laboratoires recommandent en outre d'accompagner le traitement d'un régime qui en augmente l'efficacité.

Car dans les deux cas il s'agit d'un traitement de longue durée. Une rente assurée pour les groupes pharmaceutiques : le coût de traitement du Xenical est de 21 francs par jour, soit plus de francs par mois. Ce prix élevé est entièrement à la charge des patients. Roche n'a pas demandé le remboursement par la Sécurité sociale. Les autorités de santé placent la lutte contre l'obésité dans leurs priorités, mais elles ne sont pas prêtes à en assumer le coût! Tandis que les personnes plus aisées les prendront hors ordonnance.

L'absence de remboursement ne devrait pas nuire au succès de ces produits, pour peu que la mode s'en mêle.

Jürgen Strube, patron de BASF, estime que le Meridia devrait réaliser un chiffre d'affaires annuel de 5 milliards de francs. Depuis son lancement, en février dernier, prescriptions ont été enregistrées aux Etats-Unis. Les premiers pas de ces deux nouveaux médicaments seront suivis avec la plus extrême attention par tous les laboratoires, qui flairent là un créneau prometteur.

Les progrès de la recherche fondamentale devraient leur permettre de multiplier à moyen terme les nouvelles pistes thérapeutiques. Entre le cerveau, le système digestif et le tissu cellulaire s'échangent en permanence des informations qui régulent la prise alimentaire et les dépenses énergétiques. Lorsque l'échange d'informations se dérègle, la masse adipeuse augmente.

Les agents de cette régulation sont nombreux : outre les neurotransmetteurs, les chercheurs ont découvert des peptides neuromodulateurs qui stimulent ou inhibent la prise alimentaire.

L'obésité dans le collimateur des laboratoires

Prochainement, la génétique pourrait entrer en scène. Déjà, des recherches ont permis de découvrir un certain nombre de gènes dont les dysfonctionnements contribuent à générer le syndrome de l'obésité.

Le plus connu est le gène ob qui code la leptine, hormone présente dans les cellules adipeuses. Son rôle est d'informer le cerveau sur l'état des réserves énergétiques. Ces découvertes sont autant de pistes pour les futurs médicaments. Roche poursuit des travaux avec la société de biotechnologie Millennium sur les récepteurs de la leptine mais aussi sur les gènes. D'ici là, de nouvelles découvertes auront peut-être fait encore évoluer la conception des traitements.

Une équipe de l'université du Wisconsin affirme qu'un certain nombre d'obésités pourraient être d'origine virale. Si cette hypothèse se confirmait, elle ouvrirait des perspectives fascinantes : celles de la mise au point, un jour, d'un vaccin contre l'obésité. Chez l'individu normal, la masse adipeuse reste stable grâce à un système de régulation entre l'hypothalamus et les organes périphériques tissu cellulaire, pancréas.